Les religions engagées pour l’IA au service de la paix

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Ces 9 et 10 juillet, une rencontre internationale interreligieuse a rassemblé seize responsables des grandes religions, consacrée à l’intelligence artificielle et la paix. À Hiroshima, ils se sont engagés pour que la technologie se fasse toujours au service du bien de l’humanité.

C’est une réunion historique qui s’est tenue à Hiroshima ces 9 et 10 juillets. De nombreux chefs religieux représentant les différentes religions du monde oriental (bouddhisme, hindouisme, zoroastrisme, bahá’í et bien d’autres), accompagnés de responsables des religions dites abrahamiques (chrétiens, juifs et musulmans) se sont réunis pour évoquer le sujet de l’intelligence artificielle.

La paix et l’intelligence artificielle

À l’initiative de Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, cette rencontre intitulée “L’éthique de l’IA au service de la paix” s’inscrit dans le cadre de l’appel de Rome promu par le Vatican depuis février 2020.

Au cours de cette rencontre, les différents dignitaires religieux ont partagé leur souci de la paix avec l’évolution des nouvelles technologies, notamment de l’intelligence artificielle.

Dans un message adressé aux participants, le pape François a affirmé l’importance pour l’intelligence artificielle d’être au service de la paix, notamment en laissant aux humains la possibilité de. “Nous condamnerions l’humanité à un avenir sans espoir si nous retirions aux gens la capacité de décider pour eux-mêmes et de leur vie, en les condamnant à dépendre des choix des machines”, a-t-il souligné.

Le pape a également insisté sur la nécessité de “garantir et de protéger un espace de contrôle humain significatif sur le processus de choix des programmes d’intelligence artificielle : la dignité humaine elle-même en dépend”.

Des systèmes moralement sains

Plusieurs responsables religieux sont intervenus au cours des deux jours de rencontre. “La coopération, la solidarité et le travail en commun sont nécessaires pour faire face aux développements de l’intelligence artificielle, dans laquelle les intérêts, les inconvénients et les avantages sont mélangés, afin de garantir que ses systèmes et ses produits ne sont pas seulement techniquement avancés, mais aussi moralement sains” a par exemple déclaré Shaykh Abdallah Bin Bayyah, président du Forum d’Abu Dhabi pour la paix et président du Conseil des Émirats arabes unis pour la fatwa.

La rencontre était l’occasion de proposer un Addendum au texte original de 2020 de l’appel de Rome, en ajoutant une réflexion sur l’IA générative, et les principes comme la transparence qui doivent l’encadrer.

Cette rencontre internationale s’est clôturée devant le mémorial d’Hiroshima. En 1945, la nouvelle technologie de la bombe atomique a détruit la vie d’environ 100 000 personnes dans cette localité du sud du Japon. Un souvenir encore vivace, qui alerte sur les possibles dangers d’un mauvais usage des innovations technologiques.

Jean-Benoît Harel

Crédit image : Shutterstock / amperespy44

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