L’”échec” de Paris en Afrique décrié dans une lettre à Macron de 94 sénateurs français

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L’opération française Barkhane a-t-elle été un échec? La réponse est positive pour 94 parlementaires français issus de plusieurs bords politiques. Les sénateurs Roger Karoutchi, Bruno Retailleau et Christian Cambon ont en effet adressé lundi une lettre ouverte au Président de la République, en appelant à réviser la politique de la France sur le continent africain.”Aujourd’hui le Niger, hier le Mali, la Centrafrique, le Burkina Faso ont rejeté la France, les forces françaises, les entreprises françaises”, indique la lettre, publiée par Le Figaro sous le titre “Après la Françafrique, sommes-nous condamnés à l’effacement de la France en Afrique?”.”Remettre à plat notre vision de l’Afrique””Ce mouvement en Afrique subsaharienne se propage avec des manifestations et des actes anti-français jusque dans les pays réputés proches de nous, comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal”, ajoutent les sénateurs, évoquant également des problèmes avec les pays nord-africains comme l’Algérie, la Tunisie et le Maroc.Les auteurs de la missive se demandent s’il ne serait pas temps de “remettre à plat notre vision de l’Afrique et de son lien avec la France”, “alors que l’Afrique, continent ami, ne semble plus comprendre la France, et conteste de plus en plus son rôle et sa présence”.Lecornu n’est pas d’accordLe ministre des Armées Sébastien Lecornu a déjà réagi à la lettre, réfutant l’idée que l’opération Barkhane ait été un échec. “C’est une faute de dire cela”, a-t-il affirmé, tout en soulignant qu’il y a “bien entendu des leçons à en tirer, comme pour toutes les crises et pour toutes les opérations militaires”, relate l’AFP.L’opération Barkhane a succédé en août 2014 à l’opération Serval, lancée en janvier 2013 contre les groupes djihadistes ayant conquis le nord du Mali. Emmanuel Macron a annoncé la fin de l’opération en novembre 2022. Les soldats de Barkhane ont quitté ce pays.Le Niger, qui vient de vivre un coup d’État, accueille cependant un dispositif militaire français de plus de 1.500 soldats sur la base aérienne de Niamey. Le meneur du coup d’État a accusé le gouvernement déchu d’avoir autorisé la France à intervenir militairement dans le pays pour libérer le leader renversé Mohamed Bazoum.

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