En Centrafrique, “il faudrait que les textes fondamentaux soient traduits en langues nationales”

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La langue sango est officielle et nationale en Centrafrique. Interrogé par Sputnik Afrique, le directeur général de l’Institut National de Recherche et d’Animation Pédagogique (INRAP), Samuel Feizounam Ouanfio, met en avant l’importance de diversifier les compétences linguistiques dans le pays.Il est nécessaire de traduire en langues nationales les textes officiels du pays, comme la Constitution, dont le nouveau texte a été récemment adopté, considère-t-il, “pour l’appropriation par la population”.De même, les textes officiels de l’Union africaine et d’autres organisations régionales doivent être traduits en sango.Seconde langue d’enseignementLe directeur général de l’INRAP fait part de la volonté des autorités d’introduire le sango comme seconde langue d’enseignement. Au niveau du ministère, un “comité technique est en train de travailler sur l’élaboration des manuels pour le premier niveau d’enseignement”, détaille-t-il.Après une expérimentation avec cette langue dans 600 écoles, le ministère va passer à la phase d’évaluation, et cela “nécessite beaucoup plus de moyens techniques et financiers”, selon lui.Coopération internationaleSamuel Feizounam Ouanfio prône également la diversification de l’enseignement linguistique, vu les relations avec des partenaires internationaux.”Pour permettre la fluidité de missions entre la Centrafrique et les pays avec lesquels nous développons notre coopération, il faut qu’une partie des Centrafricains puissent comprendre la langue russe, comprendre la langue anglaise, comprendre la langue française, comprendre la langue sango”, conclut-il.

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