Destruction de l’hôpital pédiatrique de Kiev : “Comment peut-on viser les plus faibles ?” s’insurge le représentant du Saint-Siège dans le pays

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Lundi 8 juillet en Ukraine, une série de bombardements a visé plusieurs établissements publics et privés dont le plus grand hôpital pour enfants du pays situé à Kiev. Le représentant du Saint-Siège dans le pays s’est dit “sous le choc” après cette attaque contre des enfants nécessitant des traitements médicaux lourds. 

Les drapeaux étaient en berne à Kiev au lendemain des attaques qui ont endommagé de nombreux bâtiments dont l’hôpital pour enfants Okhmatdyt, dans le district de Shevchenkiv le 8 juillet dernier, rapporte le site d’information ukrainien РБК-Україна.

Suite à ce drame, le pape François a exprimé sa “profonde douleur” et s’est dit “choqué par l’escalade de la violence” dans le conflit qui oppose l’Ukraine et la Russie. Il a également déclaré prier “pour que soient rapidement identifiées des manières concrètes” de mettre fin à cette guerre.

Le représentant du Saint-Siège dans le pays, Mgr Kulbokas, s’est lui insurgé contre cette attaque visant des enfants malades. L’hôpital accueille notamment des mineurs souffrant de cancers ou dans l’attente d’une greffe d’organe. “Lorsque les plus petits des plus petits sont touchés, les plus faibles des faibles, chacun d’entre nous se pose la question : comment cela se fait-il ?” s’est-il exclamé.

Présent au moment des bombardements, le religieux s’est dit soulagé du respect des consignes de sécurité et de la rapidité avec laquelle les enfants hospitalisés ont été déplacés dans des abris souterrains.

Accusé par l’Ukraine et l’ONU qui stipule qu’il est “fort probable” que l’hôpital ait été touché par un missile russe KH 101″, la Russie dément cette attaque et pointe la défense aérienne ukrainienne. Selon Mgr Kulbokas, c’était bien un bombardement russe “qui n’a pas été intercepté par la défense aérienne, arrivant intact et frappant le service de dialyse de l’hôpital pour enfants”.

Dans un post publié sur X le 9 juillet, le ministère de l’Intérieur ukrainien a fait état de deux morts et 32 blessés.

Au total, les frappes ont coûté la vie à 29 personnes, dont quatre enfants. 117 personnes ont également été blessées, selon le média Radio Liberty

Mélanie Boukorras 

Crédit image : Creative Commons / Wikimedia

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