Des missionnaires américains pris au piège en Haïti

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Alors que le premier ministre Ariel Henry a démissionné lundi 11 mars, la situation sécuritaire en Haïti reste explosive. La capitale Port-au-Prince est encore en majorité aux mains de différentes bandes criminelles qui sèment le chaos, mettant en danger les missionnaires américains vivant sur place.

Depuis 2013, Ryan et Jill Doan gèrent un dispensaire, un orphelinat et une maison de retraite dans un village de montagne en Haïti. Avec leurs enfants, ces missionnaires appartiennent à l’église américaine “Camano Chapel” de l’État de Washington.

Il y a quelques jours, le cours habituel de leur vie et de leur ministère Love A Neighbor a soudainement pris un tournant dramatique. Jill Dolan et quatre de ses enfants se sont retrouvés pris au piège de l’extrême violence qui règne depuis quelques jours dans la capitale haïtienne. Alors qu’ils étaient en chemin pour se rendre au mariage d’une de leurs filles, des gangs armés ont pris le contrôle de l’aéroport et ont annulé tous les vols, ont-ils expliqué sur leur page Facebook.

Réfugiée avec sa famille dans un hôtel près de l’aéroport, Jill témoigne de la violence qui fait rage dans la capitale et assure entendre de nombreux coups de feu. Elle craint pour ses enfants :

“Nous sommes en première ligne, nous sommes dans une mauvaise zone.”

“Les adolescents sont tous blancs, ils se distinguent donc en Haïti, ce qui n’aide pas en ce moment”, indique encore la famille dans un communiqué, repris par le Christian Post.

Le document évoque également les difficultés financières de la famille de missionnaire. “Jill dit que leurs fonds sont à court en raison de la situation désespérée et inattendue et a demandé toute aide financière que vous pouvez donner ainsi que votre soutien par la prière. Je prie pour que le gouvernement américain puisse également apporter son aide”, a déclaré le membre de la famille ayant écrit le communiqué.

Il craint que le recours à une société privée de sécurité ne soit nécessaire pour évacuer Jill et ses enfants.

Jean-Benoît Harel 

Crédit image : Shutterstock / glenda (Port-au-prince, Haïti)

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